En
septembre 2013, 20% des communes françaises appliqueront la réforme des rythmes
scolaires décidée par le ministre de l’éducation nationale et le gouvernement
cherche des solutions pour financer une réforme financièrement lourde pour des
municipalités.
Le
financement sera assuré en partie par l’Etat qui versera un « fonds
d’amorçage » et la Caisse d’Allocations familiales, qui sans avoir été
consultée pour cette grande réforme, a malgré tout été sollicitée pour
participer au financement. Mais l’essentiel des dépenses sera assumé par
les municipalités qui pourraient décider de rechercher des fonds privés pour
boucler leur budget.
Le
ministère de l’éducation nationale ne se prononce pas sur l’organisation
des activités extra-scolaires - pourtant induites par la réforme - car celles-ci
ne relèvent pas du portefeuille du ministère, comme l’explique leur service de
presse. L’Association des maires de France est également incapable de se
prononcer sur la question de cette nouvelle organisation.
Le 7
juin, le gouvernement a ainsi signé un accord-cadre avec le groupe Total par lequel
le groupe s’engage notamment à verser 4 millions d’euros pour soutenir la
réforme des rythmes scolaires en aidant financièrement les associations qui
prendront le relai après la classe.
Ce partenariat entre Total et l’Etat comprend le versement plus de 16
millions d’euros sur trois ans à des structures
associatives afin d’intervenir auprès des jeunes tout au long de la
chaîne éducative jusqu’à leur entrée dans la vie active et de favoriser l’accès
à l’emploi, les parcours d’insertion et l’accès à la culture :
7
millions d’euros appuieront le développement du recrutement, de l’encadrement
et de la qualification de jeunes en emploi d’avenir (contrats d’aide à
l’insertion destinés aux 16-25 ans).
5,7 millions d'euros soutiendront
l’accès à la mobilité et l’accompagnement des jeunes par des structures
associatives.
4 millions d’euros assureront le
développement d’activités éducatives et culturelles en dehors du temps
scolaire, notamment en accompagnant la réforme des rythmes éducatifs dans le
premier degré (école primaire).
La jeunesse est un engagement primordial pour le groupe Total. Le
partenariat avec l’Etat a été initié en 2009 via le Fonds d’Expérimentation pour la
Jeunesse et prend aujourd’hui un nouveau tournant
au service d’une ambition partagée : améliorer significativement et durablement
l’insertion socioprofessionnelle des jeunes en France.
L’entreprise
s’est engagée à verser 50 millions d’euros sur six ans au Fonds d’Expérimentation pour la Jeunesse - également abondé
par les pouvoirs publics - qui finance des projets innovants portés par des
associations (accès au logement, insertion professionnelle, décrochage scolaire
ou mobilité internationale).