La haute autorité de la concurrence entend étudier le contrat après la plainte d’un syndicat d’employés du monument qui
accuse Tod’s de vouloir exploiter l’édifice à des fins commerciales.
Les conditions de ce mécénat ont été négociées
en 48 heures, après que la ville ait directement sollicité le groupe, qui avait
initialement fait une offre jugée insuffisante.
Le premier appel d’offre s’était
soldé par un échec. La proposition du seul autre candidat, Ryanair, ayant été refusée
car considérée comme déplacée en raison des prétentions de la compagnie
aérienne de tapisser le monument à ses couleurs.
Ce contrat conclu dans l’urgence est aujourd'hui
dénoncé, car en 48 heures aucun autre candidat n'a été en mesure de
surenchérir.
Le droit d'image exclusif des travaux
de restauration obtenu par Tod’s pour une durée de 15 ans est également
contesté car le cahier des charges le limitait à la durée des travaux.
Le groupe rappelle que le contrat l'autorise
seulement à faire la promotion de son action de mécénat et lui interdit
d'apposer des publicités sur le Colisée.
Le Colisée devient dangereux pour
ses visiteurs et les spécialistes estiment les
25 millions d’euros de ce mécénat absolument nécessaires, les 500 000 euros par an dont dispose la mairie de Rome pour
l’entretien du monument ne suffisant plus à la
sauvegarde de l’édifice.
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